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Thursday, January 17, 2019

"GILETS JAUNES", LA RÉVOLTE DU CENTRE.

La vague insurrectionnelle puis révolutionnaire des Gilets Jaunes en France a été observée, analysée et commentée à foison dans les médias et sur les sites internet. On les a décrits comme soit comme des populistes, fascistes, racistes, anarchistes, violents, abrutis et j'en passe, ou comme des militants qui s'ignorent, des vrais socialistes révolutionnaires, le peuple en marche, et j'en passe aussi. Il me semble, cependant, que si on s'autorise une petite comparaison historique avec les évènements les plus similaires, c'est à dire les soulèvements de 1788 puis de 1789, il se dessine une autre lecture que celle de BFMTV, des Macronistes, Lepénistes et Mélanchonistes. En effet, cette révolte n'apparaît pas comme extrémiste, mais comme réformiste - elle veut un meilleur partage des richesses, une meilleure démocratie, une meilleure couverure sociale, etc. Cela ressemble fortement à la première phase de la révolution francaise, de 1789 à 1792, lorsqu'il s'agissait de transformer le monarchie absolue en monarchie constitutionnelle. Ce sont les Girondins, parti non négligeable, qui représentaient cette tendance, populaire jusqu'à la Terreur. Ce que demandent les Gilets Jaunes, c'est avant tout une RÉFORME des institutions, cette fois à leur avantage, et non plus à celui des classes dominantes. Les assimiler à de dangereux jusqu'auboutistes, c'est faire la même erreur, exactement, que Louis XVI et Marie-Antoinette ont fait pendant le début de la Révolution. A lieu d'accéder aux demandes et d'accepter, comme les monarques anglais et hollandais avant eux, une nouvelle facon de régner, ils ont poussé l'Assemblée à la faute (La guerre contre l'Autriche, etc.), permettant ainsi l'accession au pouvoir de Robespierre. Ce que veulent les Gilets Jaunes, ce n'est pas une république soviétique ou une république ultra-libérale mais , au contraire, une république du centre. Par contre, ils sont prêts à aller jusqu'au bout pour l'obtenir, et si la Vème République ne se réforme pas d'elle même (ce qui me semble fort peu probable), alors nous pouvons craindre une violence grandissante. Et justifiée.